Premiers pas vers... soi
Sans m'enfoncer (au risque de m'embourber!) dans une psychanalyse à la volée, la première fois où il a été question d'autisme dans mon environnement, j'avais 4 ans. J'étais une enfant réservée, très timide et en retrait... Ma marraine (infirmière de son métier) avait laissé entendre à ma mère qu'elle devait m'amener voir un psy en raison de mon comportement "autistique". Ma mère (anti-psy) n'y a point prêté attention et m'a laissé poursuivre mon chemin, qui s'est avéré pas trop tourmenté.
Bien sûr, beaucoup d'entre nous ont des comportements qui pourraient s'apparenter à l'autisme ; d'ailleurs, si vous prenez le temps de feuilleter un dictionnaire Larousse de Psychologie, vous découvrirez que vous avez bien des problèmes!! Oui, je suis une personne qui m'exprime peu, qui a des difficultés à aller à la rencontre de l'autre, qui a besoin de structurer son environnement (ranger mes livres et mes disques en ordre alphabtéique, par exemple), qui peut avoir des comportements compulsifs, etc. Vu sous cet angle, j'ai les trois critères propres à l'autisme (trouble de la communication, trouble de la relation, trouble du comportement)! Mais peut-on dès lors poser un diagnostic d'autisme?
L'autisme n'est pas un "traît de caractère" mais un syndrome (un ensemble de symptômes) handicapant en particulier dans la relation à l'autre et la communication, et qui, en raison d'une perception autre de l'environnement et d'une incompréhension de celui-ci, peut générer des comportements inadaptés.
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