Une approche professionnelle?
En 2001, j'entrais en formation d'éducatrice spécialisée, espérant y trouver les moyens d'aider ceux en situation de handicap ou de difficultés sociales. Mais il n'y a point de recettes... J'ai eu le regret de découvrir que le handicap n'était pas le sujet de prédilection de l'école où je faisais ma formation, et que les cours consacrés à ce vaste sujet étaient rares et peu concrets (de l'intérêt des classifications mondiales de la santé..? Mais où sont les personnes au-delà de ces étiquettes??).
J'ai eu cependant la chance d'avoir un intervenant passionné et passionnant. Educateur spécialisé dans un IME, il devait nous faire un cours sur la méthode TEACCH, ainsi de but en blanc sans même que nous n'ayons de connaissance de l'autisme(!). Il a eu la pertinence de nous éclairer avant tout sur ce syndrôme, ce qui était indispensable pour nous expliquer la nécessité de structuration. Et, le hasard a voulu qu'il soit mon référent au cours de mon stage à responsabilité que je réalisias en IME sur le groupe enfants. C'est un éducateur qui m'a beaucoup éclairé sur la pratique professionnelle, et plus spécifiquement sur l'autisme ; lui-même avait fait de nombreuses formations dont il réutilisait certains principes dans son accompagnement éducatif auprès d'enfants présentant divers handicaps (la structuration de l'espace est bénéfique pour beaucoup d'enfants, et non seulement pour ceux avec autisme), et il aurait souhaité travailler plus particulièrement auprès d'enfants avec autisme.
Au cours de ce stage, j'ai rencontré deux enfants : Amélie et Samuel. Pour la première, il avait été question d'autisme, mais je doutais car si la demoiselle avait effectivement une instabilité motrice et un trouble de l'attention, elle recherchait aussi beaucoup le contact et l'attention. Le second, pour sa part, n'avait pas de diagnostic d'autisme, mais un comportement plutôt caractéristique (toujours en retrait du groupe, agitant les doigts devant ses yeux et babillant dans un langage incompréhensible). Je n'avais pas (et je n'ai toujours pas) la capacité à poser un diagnostic, mais les comportement de ces deux enfants m'ont particulièrement intéressée, et ont été sources de nombreuses discussions avec mon référents de stage. D'ailleurs, ils ont amplement illustré mon mémoire de fin de formation dont la problématique s'attachait aux interactions positives et à la communication entre enfants déficients intellectuels.
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